Aimer, c’était sympa. Maintenant, on donne !

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29 janvier 2013 // Analyses, Sites

Tout le monde connaît la fonction « like » de notre camarade Facebook. Eh bien, maintenant que vous avez aimé, il est temps de donner.
Bon plus sérieusement, Zegive.com a lancé lundi dernier (21/01/2013) une toute nouvelle fonctionnalité inspiré du système du like Facebook. L’idée est plutôt simple : donner une petite participation financière à une association caritative lors de vos achats sur Internet.
Construit sur le modèle du micro-paiement à portée caritative, cette action mérite qu’on s’attarde un instant pour comprendre ce qu’elle implique…

Zegive affirme s’être lancée suite aux conseils avisés de grands noms du E-Commerce tels que Olivier Mathiot (PriceMinister), Jean Marc Potdevin (Co-fondateur de Kelkoo) ou encore Eric Gontier de chez Buyster. Et effectivement, une semaine après son lancement, ZeGive compte déjà plusieurs partenaires prestigieux : parlonsjardin.fr, Priceminister, envie de fraises, Happy View.fr, videdressing,…
La question qu’on se pose tous : « D’accord, c’est bien beau tout ça ! Mais comment ça marche ? » Ne soyez donc pas si impatients petits garnements !
En fait, à chaque fois que vous réalisez un achat sur un de ces sites marchands, vous arrivez à une étape où le site vous demande de confirmer votre panier de …. 436,05€ (par exemple). Et c’est là que ZeGive intervient. Vous avez maintenant la possibilité, grâce à ce petit bouton Give, d’arrondir votre panier à l’euro supérieur. Il est bien évidemment possible de donner plus, mais le don minimum, établi par défaut, arrondit votre panier à l’euro supérieur. Les bénéfices de cet « arrondissement » iront tout droit à l’œuvre caritative de votre choix. Moins une petite marge pour ZeGive.com, bien entendu.

A noter que tout un chacun peut soumettre au site une œuvre caritative, qui pourra à son  tour être soumise aux utilisateurs qui souhaitent faire un don.

Maintenant est que c’est susceptible de marcher ?
Il y a des chances. Le micro-paiement a clairement le vent en poupe en ce moment. Et dans le cas particulier que l’on décrit, les internautes n’ont même pas à faire la démarche de sortir leur portefeuille pour faire un don. ZeGive intervient au moment fatidique où (psychologiquement) le portefeuille de l’internaute est déjà sorti puisqu’il s’apprête à payer ses achats sur Internet.
Donc quand on y pense, tout internaute (moi compris) sera plus enclin à donner quelques centimes à une œuvre caritative au moment où il est déjà en train de payer, que s’il avait à faire lui-même la démarche. La majeure partie du travail psychologique est déjà faite lorsque ZeGive intervient.
Outre le fait que ZeGive apparaît à un moment stratégique de l’entonnoir de conversion, il faut également prendre en compte un autre aspect, et non des moindres : les dons reviennent à des œuvres caritatives. Et très franchement, quel bobo altermondialiste ne se sentira pas l’âme d’un bienfaiteur altruiste quand il s’achètera son nouveau Reflex sur PriceMinister ?
« Allez, je pense aux autres, je ne suis qu’amour et bonté, j’ai le sens du sacrifice, j’accepte de payer 1 389€ au lieu de 1 388,20€… »
Voilà à peu près ce qui peut se passer dans la tête du consommateur au moment où il fera son « Give ».

Notons enfin que le site de ZeGive illustre très bien la mentalité de la boîte. Peut être plus encore qu’ils ne le désirent.
Quand on se rend sur ZeGive.com le premier sentiment qu’on a c’est d’être sur le site d’une agence. C’est design, c’est coloré, c’est un site d’apparence monopage avec 1 scroll par page… bref, c’est trop beau pour être vrai.

L'esprit de travail ZeGive.com

L’esprit de travail ZeGive.com

Le sentiment général qui se dégage de ce site c’est qu’on est face à une petite start-up de bobos parisiens qui se sont fait une frayeur en développant un système altermondialiste.
Mais bon, l’intention est louable, reste à espérer que ça permettra de sensibiliser le grand public à la problématique des œuvres caritatives.

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